Pourquoi faut-il toujours relancer avant le flop?

toujours relancer pre-flop

D’abord, définissons le concept, si vous n’avez pas encore fait un tour sur mon magnifique lexique du poker. Il s’agit des relances et des re-relances avant d’avoir vu le flop. Ces dernières semaines, j’ai essayé de voir comment mes gains évolueraient si je faisais plus souvent ce genre de relances et, à ma grande satisfaction, j’ai remarqué une progression positive nette.

C’est pour cette raison que je voudrais partager les fondements de cette tactique avec vous, mes chers petits ânes.

Relancer, oui, mais avec quoi?

Généralement, la majorité des joueurs qui vont relancer pre-flop en possession d’une grosse pocket paire, telle que AA, KK, QQ ou même les plus petites paires comme 77. Non seulement cette stratégie est plutôt lisible, mais il faut absolument considérer d’autres mains pour oser les relances. Personnellement, j’ai tendance à relancer avec les combinaisons telles que Q+/8+, surtout si les cartes sont de même couleur.

Exemples : K10, Q9, AJ… Cependant, je limite mes relances avec les petites pocket paires, en d’autres mots avec tout ce qui est plut petit que JJ (je vous invite à lire cet article entièrement dédié à cette main).

Je relance avant le flop, ok, mais ensuite?

Une fois que vous avez relancé, il est important de faire la continuation bet, c’est-à-dire miser quand le flop arrive. Cette mise, il faut la faire dans tous les cas, même si vous n’avez rien touché au flop. Quand le turn est dévoilé, par contre, à vous de voir comment jouer – si vous n’avez pas grand chose, il est souvent plus judicieux de se coucher.

Voici un exemple qui va permettre de mieux comprendre les subtilités de la relance au poker:

  • Imaginons que vous avez K-10 et votre adversaire un paire de 9. Vous relancez 3 fois la mise pre-flop, il suit. Ensuite, trois possibilités sur le flop – soit vous touchez un K ou un 10, soit vous ne touchez rien, soit l’adversaire touche un 9.
  • Dans les deux premiers cas, après une continuation bet, l’adversaire se couche.
  • Dans le troisième cas, si l’adversaire relance, vous pouvez supposer qu’il a un brelan et dans ce cas-là il vaut mieux se coucher.

L’idée que je veux transmettre ici c’est qu’en gros, vous gagnez 2 fois sur 3, ce qui est plutôt pas mal. Statistiquement, c’est exactement ce que j’avais constaté pendant les 2 semaines de test.

En relançant pre-flop avec les mains répondant à des critères évoqués précédemment, je gagnais globalement 2 fois sur 3 quand le flop était ouvert, sans compter les fois où je volais les blindes pre-flop.