Les différence entre Hold’em & Omaha

Différences entre le poker omaha et hold'em

L’Omaha est la deuxième variante la plus jouée après le Hold’em No-Limit, et c’est pour le moment, en France, la seule autre variante (version High) autorisée par l’Arjel. A noté que les autorités sont en train de négocier l’arrivée de nouvelles variantes.

On ne joue pas pareil au poker omaha

J’ai découvert l’Omaha il y a 4 ans. L’envie de changement, et aussi l’impression que, pour être un bon joueur, la variété est une forme d’accomplissement. Pour schématiser, je pense que le Hold’em est un jeu de prise de risque, et l’Omaha un jeu de « combos » (combinaisons). C’est un faux ami, car les différences sont tout aussi subtiles que dangereuses.

Pré-flop, il n’est pas si facile d’évaluer une bonne main, surtout pour un joueur de Hold’em. Une main contenant une seule bonne combinaison de Hold’em ne vaut pas grand-chose (10-10-J-3 ou même A-A-10-2 off). Moins évident, une main en contenant deux ne vaudra pas mieux (A-A-A-Q off, A-Q-9-9 off, etc.) : nous espérerons alors un brelan (1 ou 2 outs…) pas forcément max, ou une suite ? Ce sont des mains de départ qui, en réalité, offrent de très faibles possibilités d’amélioration.

Jouer pour une ou deux combinaisons max est vraiment peu rentable. Nous voulons un jeu à potentiel, qui possède à la fois plusieurs chances de s’améliorer avec le tableau et à forte valeur ! La qualité et la quantité, en somme.
Là où 10-J assortis est la main à tirages du Hold’em, sa petite sœur serait J-10-9-8 (deux couleurs) à l’Omaha. Il est intéressant de noter qu’elle est la 8ème meilleure main de départ, alors que K-K-J-10 (2 couleurs également) se classe 18ème. En règle générale et hors position, autant ne pas relancer pré-flop à une table de joueurs larges : cela ne fera que grossir un pot pour lequel vous n’êtes pas plus favori qu’un autre.

La rivière apportera souvent, au minimum, les combinaisons déjà fortes du Hold’em. Dès lors, miser avec un brelan s’il y a une possibilité de quinte(s) s’avère périlleux (sans une bonne connaissance des joueurs). Car l’Omaha est un jeu de nuts : soit on les a, soit on essaie de convaincre les adversaires, mais on va rarement effectuer un value-bet avec des jeux faibles sans historique. Et, pour viser le jeu max, ou presque, il faut un flop présentant de bons potentiels.

Sachez que les bons joueurs, dans certaines situations, couchent les nuts au flop, parce qu’ils n’ont pas de possibilité d’amélioration, et ils savent leurs mains fragiles. Sur 8¨-9§-10§, vous avez J-Q-2-3 sans trèfle, mais peut être qu’en face il y a J§-Q§-K¨-A¨ ainsi que d’autres joueurs avec des tirages fulls… Vous ne voulez donc pas voir de trèfles, ni de valets, ni de doublette…

Ça fait beaucoup. Ils ont des outs, et vous avez les nuts en drawing dead en fonction du turn. Alors, si vous avez J-7 ou pire 6-7, bon courage ! Souvent, il faut aussi oublier les deux plus petites paires du tableau, la petite quinte, la petite couleur, des jeux qui pourraient même être couchés au Hold’em !